Confluent louveté
Passé Shawinigan, perdu dans le boisé L'on est dans nos contrées, et ses lacs débonnaires : - Les écureuils y voient un durable foyer, Les oiseaux s'y rencontrent en savourant son air - Serpente, - amusant biches et quelques animaux - Le cours de mes esprits, dans cette eau analogue À celle qui berçait un univers jumeau : D'un passé ligérien, l'on se fait géologue. L'on me demande ainsi, souvent à Mastigouche, Ou trouvé l'achigan ? Comment tromper les mouches ? Quel virage est propice à la plus belle vue ? Mais les sables d'ici sont plus que moi loquaces Et s’il nous faut creuser... creusons la bonne place; Le loup de la rivière est un individu.

Mon pouce a décidé que j'irais en voyage,
RépondreSupprimerComptant sur mon index pour montrer le chemin.
Le majeur était seul pour porter les bagages ;
L'annulaire lisait le guide Michelin.
Quant à l'auriculaire, à la paresse enclin,
Il se laissait porter dans ce vagabondage
Ainsi que les cinq doigts que j'ai sur l'autre main.
J'étais, on peut le dire, en léger équipage.
La route est rectiligne et baignée de fraîcheur,
D'immenses horizons attirent le marcheur
Qui sait aller au loin sans que rien ne le presse.
Un petit animal, soudain, vint à passer,
Un chat qui demandait à être caressé :
Ici, premier arrêt, un moment de tendresse.