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Kali's Children

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N'oublieras-tu jamais de nos esprits viciés L'abondante amertume d'un futur annonçant Le désespoir chanté et tout ces corps dansants De faiblesse d'esprit, et d'autres cœurs l'acier. Comment donc oublier les enfants de Kali Les regards évidés devant les évidences Le désespoir chanté, et tout ces corps qui dansent Pour demain oublier ce qu'amène aujourd'hui ? J'aurai au moins vécu dans des temps historiques Et de mon univers, défini l'écliptique D'une sphère de Bernal dans le vide d'un cœur Si nous vivons vraiment notre plus grand combat J'aimerai de mon esprit soustraire un tracas Ou plutôt, de ce vide, enlever toute peur.

Haïku

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Sur la blanche plage Je décris la fin des vagues S'échouant ici

Un rêve

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Du barde, la mission est fort semblable à celle Du guerrier, sans laquelle, ils n'existeraient pas Ou autoproclamés, de surgir, parfois Maintenir à ce titre, un refrain personnel. Car à narrer un rêve on pourrait par erreur Oublier qu'à le vivre, on ne s'engagea pas Ou illustrer en vie, comment chaque soldat Réponds aux mêmes rêves que les plus doux conteurs. La résistance n'est plus, que celle de ses songes À un objet rêvé dans lequel parfois plongent Le sens de ces mots, qu'ils aiment s'approprier. Mais ces mots éternels ils existent sans nous Et nos rêves en l'état ne tiennent pas debout Est-ce lorsqu'ils s'effondrent que se vit la beauté ?

Et las...

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On l'a pourtant connu, ce désarmant sourire La main abandonnée dans ses cheveux au vent L'abyssal abandon qui fait envier, avant Rechercher aujourd'hui cet immanent soupir On en a profité, de cet accord majeur Souvenir alchimique voilà plusieurs hivers Et ce visage tatoué, et ce parfum offert Ne sont-ils plus vivants, en posthume mineur ? Car on pleure bien assez sur un Chopin nocturne, Pour ne pas dire, hélas, combien ces larmes diurnes Font de ce nouveau jour un espoir convenu Et l'on rit bien assez, pour ne pas dire, hélas Combien de notre amour, inavoué nous somme las Combien sans cette quête, nous serions tous perdus.

Haut-temps

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L’épreuve de Chronos est sa définition Pour les chercheurs de sens, le bas n’est pas en haut A cette succession échappe le Nouveau Et dans celle-ci parfois fige la direction. Chronos n’est guère utile, sinon a constater Les Kairos manqués et les Aions faciles Le temps qui nous sépare de fantasmes indociles Ou sur les boulevards, le partage d’un café. ”Rédigeons un sonnet !” Se dit parfois Cochon Buvons à ce courage et merci a l’Aion Merci pour ce partage de temps et de logos ”Je prendrai bien du temps” parfois l’autre se dit Autant nous sommes amis, au temps nous sommes soumis Aux manques de nos esprit répondra le Kairos.

Sale prose

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Tu verras, triste princesse, Il y aura des moments meilleurs Sans peines, et sans cesse Il y aura des moments sans heurts Et moi, qui t’ai croisé, en écoutant tes cicatrices A l’aune de mes heures, Je ne parviens pas a faire rimer tes maux. Tu verras, triste princesse Que cette rencontre était destin Et qu’a nouveau sans larmes pourront briller tes yeux A l’aune de ta saveur, Si tu le veux, seule, enfin. Mais qu’aurai-je pu ressentir, Ô courageuse, a écouter le vice Dans tes yeux abimés, tu sais J’ai tant pleuré. Je n’aurai rien ressenti, hier Ni aujourd’hui, ni demain, c’est promis De mes mains éprouver sa chair De mon esprit torturer le sien Jusqu’à ce que le tourment le divise Et que ce cœur redevienne tient. Tu verras, triste princesse, Tu resteras princesse parce-que je le veux Et parce-que l’idée précède le voile Tu resteras princesse sans même que je le veuille. Met les voiles et enfin, Autorise le vent a guider ton tourment Loin des hommes et de leur violence Regarde la sien...

Fruits de Saturne (2)

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La voûte céleste promène mes yeux Le long des couloirs du sensationnel Orthoténie des lueurs éternelles Jeunesse naissante de ce qui est vieux. La joute funeste malmène les cieux Le long des écarts de l’irrationnel Euphorie mue en mal sempiternel Vieillesse naissante de ce qui est mieux. Alliance éphémère, combats éternels Variance imposée et dot nouvelle D’un regard tourné vers l’ignominie Plus haut, mon étoile – ma Lyre d’Airain ! Soustrait nos esprit a ce combat vain Élève nos âmes à l'éclose vie !