Ainséité
D'où provient cette invite qui scinde dans l'intime De tourments orageux et d'abimes pesants, L'usuelle rémission, le bien satisfaisant Ce qui habituellement jamais ne s'exprime ? D'où provient ce cri qui annonce l'eau des yeux, Et gèle le fond des oniriques visées Quand exhorte l'honnête à magique virée Et la crainte du nu, du céleste l'Adieu ? Bien qu'il soit, aux lueurs de tierces d'acuité Plus aisé de saisir, en ce déchirement Du contrôle et du rêve certains apitoiements Inutiles - fâcheuse est cette ténuité ! A vivre chaque nuit le dilemme du choix De tristesse docile aux accents routiniers Et piteuse sébile aux libres aumôniers - Est-ce affranchi que l'on paie ce qu'il nous échoie ? Ô terrible problème ! L'épineuse question D'une médiane voie dans l'étroite nature En son sein abritant, et ce cœur immature Et le captieux esprit aigrissant la friction ! Et pendant qu'une muse à nouveau guindera De cette dualité une...