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petite sécante

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Il me tardait d'écrire un argot familier Une note sécante a toute brusquerie Entretien liquoreux qui de tout se guérit Évidant les  tracas ainsi qu'un sablier Il nous faudrait relire en oubliant l'été Quand axiomatiser n'est pour nos âmes jointes Assagir nos deux corps brûlés en nos étreintes Je ne narre le jour si je peux l'exploiter Le chant succèdera à cette frénésie Si nous pouvons survivre à notre fantaisie Nous pourrons bien conter, en rimes, aux vieux copains 'Nous n'avons qu'un sonnet, mais nous nous sommes aimés Il manque un peu de corps, mais il est animé Et le plus beau n'est pas sur notre calepin.'
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Ils diront que mon teint, vermeil auparavant, Se perd comme une fleur qui se fanit au vent:… (Pierre de Ronsard; « Amours de Marie. »)   Nos cœurs trop sont remplis et ne peuvent s'étendre Le temps fugace fuit et ne s'arrête pas Les années font de notre fraîcheur, un repas Nous ne savons pourquoi vouloir sans entreprendre Félicité s'enfuit avant notre vaillance La fin, sans le sentir, consomme nos ébats Profonds et sans secours pour baiser le trépas Et la mort à nos yeux effroyable, s'élance La mémoire de nous comme un livre s'achève Il faut vivre, et de vivre ne faisons que grève Omettant d'aboutir nos propres déviations L’abdication fanit le plus solide espoir Il n'est pas ordonné que nous mourrions sans voir Chaque étreinte avortée en nos distanciations

fonte

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L'été, en s'avançant timidement entoure Quelques vœux formulés en un temps pubertaire Tout se dresse, estival, dénudé et précaire L'estival envoutant est patte de velours Autours des chats, les fripes ont diminué de deux Un alizé coquin, Montréalais, inflige Aux robes, une élection soulevée de litiges Les promeneurs sourient - nous nous trouvons joyeux De ces doux incidents, je ne souris plus guère Ce n'est que l'animal à poussé des œillères - C'est qu'il vit chaque jours un choc peu répandu La réaction puissante et thermonucléaire De nos mains réunies, de ses cheveux dans l'air Au soleil, je la vois et mon cœur est fondu

réponse en 8

Et puis dans ces contrées qui n'ont Que quelque rêves en patrimoine Les espaces éloignent les noms Que poussent une rime océane Nos amitiés viennent dailleurs D'un état sans démarcation Quittez vos restes, travailleurs ! Construire loin, c'est rémission
J'ai compris, samedi très tard Ce que de nous nul n'a saisis Que notre étreinte est un retard, Toute autre joie est amnésie Nulle durée n'est suffisante À pleinement te respirer D'un éclat, l'ivresse adjacente Fidèle et si peu déclarée Voudrait scléroser nos deux âmes En ces instants où, confondus D'amour, formons un amalgame Tant supérieur et suspendu

détour

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Voilà dix ans que j'ai accosté sur ces rives Quittant à peu près tout qui m'aimait, ces jours là Inutile trajet dont la seule dérive Se voulait rencontrer l'humeur que revoilà Par Fortune porté, et toujours exigeant, Ce limon ligérien qui rends l'âme aquarelle Que la ténacité précède l'entregent, Quelque surprise eut lieu, aux émois pulsionnels Par temps clair, je perçois l'origine, et l'escale Mais je reviens souvent en terre ombilicale Sur le trajet, mon cœur est absolument rond Se joignent un miracle, et puis de vieux copains Vous nous verrez à Nantes, après le blanc lapin, Pourquoi ne pas trinquer, dans un mois, environ ?

ce pourquoi

(...) Il est de ces moments où le mouvement humain transperce le velum . On peut entrevoir les causes et les effets, pour un bref instant qui nous glace comme l'amour. Ce pourquoi nous lançons nos mots à tous les vents, ce pourquoi ponctuellement, ils résonnent. Nous nous sommes rencontrés tellement souvent que toute l'ironie de la vie s'est concentrée dans l'oubli. Je me rappelle des concerts privés chez Eric, entre un goûter au chocolat et une partie de Golden Eye. Il nous envoyait des frissons dans l'échine, à coup de Révolutionnaire de Chopin ! Le rythme de ses notes et le mouvement des mains me rappelait, si jeune, à ces enseignements - Que tout n'est pas fragile Et rien ne se sépare