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Avril je ne vous fuis

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Avril, je ne vous fuis, Jadis, le fis - L'hiver l'a surpassé Tous, au passé Quand vient ce clair printemps - ces vers qu'attends Le mémoire olfactive Déclarative Là, dans nos solitudes Résonne une habitude Aussitôt consommée Tôt enflammée - Souvenir qui se halte - Et qui exalte Une cendre émouvante Ô, survivante Son gris n'est de confiance Volatile alliance En espoirs abrégés Endommagés Si loin est ce baptême Illuminé au même Principe qui m'élit Ailleurs, me lie Car je - tant d'elle ivre - M'opiniâtre à suivre En miaulements hagards Son pur regard

Ave atque vale, Felidae !

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L'humain - Parlons de toi, félin ; la noblesse, et beauté Sont mes dieux les plus chers, après la liberté Comprends donc mon attrait auprès de ta cambrure Moi, je n'aurai jamais si mignonne nature Oscillant de souplesse, à un point de lumière Projeté sur un mur, et m'endormir heureux. Vois-tu, moi je m'inquiète, et de tout suis peureux Et toi, ronronne un monde absent du poids d'hier Le Félin - Que la fortune abonde en caprices charmants ! Je t'ai vu, toi l'humain, quoi que fou, très aimant Passionné de ma courbe et mes fines moustaches Quand je lis tes propos, miaw j'y vois quelques tâches - Tu m'écris souverain et c'est toi qui t'échappe Derrière affutée griffe, et devant ta nature : J'ai connu 'tigritude' avant 'littérature' Je ne la fuis, vraiment, mais elle me rattrape ! Je ne te fuis non plus - je veux ma nourriture.... Le chaton - dort. (...)

À Mr Q.

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ô Manset l’initié me revient dans la face La panspermie céleste, et les maux qui s'effacent Que j'oubliais, séant, mais qui me sied si bien Il n'en est pas moins faux que je n'éprouve rien Il n'en est pas moins vrai, que, sans qu'il y paraisse Cet écho D'Orion dont l'étoile maitresse Réveilla mes questions, me remue, aujourd'hui Tant mon souvenir s'est au quotidien réduit N'en demeure pas moins, que sitôt que j'y pense - Ce n'est pas dans le temps une grosse dépense - Je vois, plus que la vie cachée aux apprentis, Plus que le Grand Mystère, et plus que le petit Que ces feux dont certains voudraient confirmation - Les réponses ne valent aucune des questions - J'y observe un vieux pote, un verre à moitié plein Le mal qui vient de nous vaut mieux que tous les bien

far niente

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Plus le temps s'en va, plus les roses vont éclore Sur le flanc des félins sont gravés les printemps. Quoi que leurs pattes aient senti le froid des étangs Sous le vent réchauffé se voient bondir encore L'échine, et ces longs mois se courbent en accord Enfin, c'est la saison d'un écart rémittent La jachère en lexie n'est sol abandonné S'il est vrai que le mot s'aime en foulant la terre Laissons-le s'enrichir, ce grand célibataire Nous reviendra peut-être en ayant main donnée ! Dessinera un peu, au lieu de crayonner Ces objets dont il n'était le propriétaire Quant au noble  fardeau de temps et de distance Qu'il nous faut accuser, notre peine éphémère Se voit enseigner son métier d'intérimaire Parce-que l'ombre n'a pas notre permanence À travers nos sept vies, je prendrai l'imprudence D'en passer 5 ou 6 au printemps de ta terre

Ex sana

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Chaque an passe, espérant que je m'y fonde enfin Dans ce mensonge épais, embrumant nos lectures La rose est un objet pour l'amant immature Le prince est un miroir, aux vœux des Séraphins L'on y voit le reflet clair de ses propres ombres Si j'étais ce vieux moine au fond achromatique Une cendre rosée, sur ce coeur alchimique Suffirait à changer de teinte ma pénombre Car l'âme est éternelle, le monde impermanent, Presque tout est connu par une introspection Si sa forme est un Arc éloigné des passions C'est chanter sa couleur de La Vue, abstinent. J'entends chanter ce trait sans l'union embrasée Quand, le prince on narra, en son seul univers. Responsable est silence si l'amour est ouvert Et tout est bienvenu, s'il est apprivoisé Les étoiles sont belles à cause d'une fleur J'ai pourtant bien cherché  en ces mots l'ignorance C'est pour, chaque astre aimé, à elle, une aspirance Qu'il n'est besoin d...

Poévie II

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Quand, prenant notre main, la plume agit pour nous Ainsi que maintenant, c'est un souffle extérieur Élusif, agissant, qui cette encre dénoue La tête et puis le temps n'en sont contributeurs L'histoire, épistolier, pèse quelque quatrain Une autre n'eût été cette arcade imprévue C'est ainsi que ces mots sont à Ma Muse astreints Ils ne viennent de moi, mais de notre entrevue Tant intime et prégnant, inspiré en ce souffle Les lettres sont des fibres et je ne vois plus qu'Elle Me nourrit cet union si précaire est ma roufle Le temps n'existe plus tellement Elle est belle ! Et je voudrai soudain ma vie pareille à ce Poème qui s'écrit sans l'illusion de mon Libre-arbitre et de mes anges, - ou d'autres démons, Je la voudrai vécue à ce point paresseux Près d'Elle - qui déjà, donne un sens à ce trait - Et par Elle, poussé dans ce zéphyr ardent Je veux la fin issue de ce même accident Qui m'abstient de la mort pour saisir ...
Mais la force n'est pas de ne pas être vu, tigre : c'est de ne pas avoir à regarder.