Tout en ma maigre forme étonne l'inertie Et je surprends mon esprit d'exister encore Mais de rien, je déterre une force infinie - Les vagues de la nuit n'ont pas détruit mon corps. Tout, en mon faible esprit consterne la raison Moi qui connait - un peu - les tréfonds de mon âme Sait combien je voudrais tomber en pâmoison Contredire, un instant, ma résistance infâme Aux coups l'on s’accommode ainsi qu'un étrier Mais de celui d'avoir ne sais-je m'habiller Et j'avance en voulant écrire davantage. Car embrasser vraiment, de fureur ma douance - À ne pas succomber, me permet l’existence - Et l'indolence acquiesce à mes accès de rage.
De ces temps amusés, ce sable, il m'en souvient, Comblait de cents faveurs d'intimes intervalles. La mer et son contours, de son trait idéal Baignait notre horizon dans un bleu alluvien. Et le radieux soleil, bien avisé parfois D'éclairer de ces rais si jolie concurrence S'éblouit prestement, ainsi que l'occurrence Qui se croyait unique, sans étudier sa foi. Et, vivifiante enfin, que sitôt disparue Vous altériez d'éclat - dont constance est contée, Ô l'astre qui pâlit devant tant de beauté ! Devions-nous composer avec cette lumière Triste compensation d'une histoire exploitée ? Les jours ont besoin de ce dont Femme est dotée.
Un jour viendra la vie, débutera le temps D’une respiration et d’un nouveau désir Dirait mon premier mot, qui sait mon premier rire ? Chercherait de l’amour pouvoir compatissant Je sentirai la faim de l’insatisfaction Qui nous fait progresser vers meilleur devenir Et marchant ce chemin au doux son de la lyre À quoi bon garder les funestes illusions ? Tant de corps disparus le long de cette route N’est-il pas évident de partir en déroute Et d’espérer enfin l’Éternel repos ? Croyances délicates que la raison appèle Jusqu’à ce qu’Esculape cette vie interpèle Et que la maladie transforme nos propos.
Les années d'études
RépondreSupprimerSont le printemps de la vie,
De fleurs et d'épines.