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Compagnie

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A ce bon vieil ami qui voulait prendre un chien J'ai confirmé ceci : 'Ils sont plus affectueux Que bien des Felidaes ! Leur pelage est soyeux, C'est pour les gens normaux comme un réflexe ancien. Mais bien plus stratégique apparaît la panthère Et l'on apprends, des chats, quelque philosophie. Là ou une petit os à nos canins suffit, Plus de corps les félins nécessitent, au contraire. Apprends, si tu peux, les paradoxes utiles : - Il faut s'en occuper en les laissant tranquille Apparaître docile autant qu'insaisissable. Au contact des griffes, quelques bleus apparaissent Des effluves feutrés, sous leurs pattes nous laissent Autant une douleur qu'un manque inexorable.''

Fier

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À le voir, on dirait qu'il a fait plusieurs guerres Que c'est un léopard parcourant la vallée La fourrure enrobée, d'un palabre précaire Un volume réduit, un égo déployé. Nous l'observons d'abord comme on voit la télé : ''Amusant, le petit, il pourrait nous distraire''. Puis l'on est pris au jeu, au chaton allié - La grâce d'un Félin ne sait donc se soustraire ? Amis, le chat, pour nous, est l'accessible jungle Accrochés que nous sommes, ainsi que des épingles, Au monde aseptisé de quelques normopathes. Il est tant à calquer de ces nobles félins : Affables plus que fiers - Soumis moins que malins Bipèdes dans l'esprit, marchant a quatre pattes.

Choix

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Dans chaque identité réside une équation Au prémisse altéré de plusieurs variables Il m’apparaît fictif (et très peu résolvable) Qu'une loi, en nos yeux, joignent ces conditions. Bien des complexités se font insaisissables Et le moindre détail est issu d'une action : La liberté, au vent, est une abréviation Des courants, du relief- nous dit un lœss friable. Par ce nœud exigeant qu'on accepta le doute Ce magique ingrédient, qui en saveur ajoute : La cause de tout mot demeure ésotérique. Je ne vois d'autres choix que les joies et colères Que revêt un manteau d'excuses parcellaires Devant l'immensité d'un dessein algébrique.

Philosophie des verres

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L'intime conviction d'une tasse remplie C'est l'ignorance pleine et la foi corrélée Dans l'absolue substance et l'éclat constellé Du vin qui la compose et qui l’enorgueillit La tasse vide, au fond, n'a rien de singulier Son contour qui parait si nu n'est pas pervers Son esprit aéré au monde s'est offert (Quelque peu dévêtue, et bien démaquillée.) Qui saura, parmi nous, la plus comble choisir : Vider de sa substance un rapide désir Ainsi que font les gens qui vivent une fois ? Ou qui démontrera qu'attendre un prochain vers Au seuil de nos mémoires, a si peu recouvert ; Qu'on boit différents vins, au goulot quelquefois.

Troyes

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Il y a quelque mois, je retrouvais ma France  Et la verrai bientôt moins emprunt de chimères  Là, en posant les pieds dans cette véhémence L'on retrouve l'inspir de toutes nos colères À peine distinct de la forêt d'Orient, En passant par Planrupt, et Ceffonds, je verrai Pour la première fois, de Troyes, inexpérient, Cet endroit méconnu où je n'avais erré. Quelle proximité, - Ici jamais n'étions En ces jours fort anciens - y sommes à l'unisson Et chanter avec vous est l'objet du bonheur. En souvenir du temps où la Muse portait Plus de vie que de morts, - tant d'Aulnois ou Nantais, Savons lever le verre, en y versant nos cœurs.

Félin songeur

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Ce soir, le chat s'exprime avec plus de sagesse, Comme un aventurier au retour du combat Qu'un aléa du temps - ou juste sa paresse - Ont épargné ici, pour raconter la-bas : "Sur le ventre adoucit de ma seule raison Va ma main promeneuse en ce coin de bonheur Cause les fondements de quelque pâmoison  Descends et puis remonte ainsi qu'un ascendeur. Il est  bien trop ardu, en sa langueur oisive, De ne laisser filer qu'une amorce furtive Quand parfois sa cambrure éclipse le sommeil. Dans le creux de sa patte, ais-je envie d'immigrer Là, me fixe soudain ainsi qu'un nouveau-né Et me met dans son cœur loin des yeux du soleil."

Journée internationale du Chat

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Si vous le rencontrez, habillé de fourrure, Se faufilant au coin d'une rue égarée, Ses grands yeux inquiets durant la nuit trop dure, Trainant dans vos banlieues la patte déchaussée ; Amis, ne crachez point ni d'ordures ou jurons, En ce jour si spécial, au Bengale fourvoyé Que Déesse fortune a par un soir d'été Contraint, en se perdant, à vous quêter du thon. Ce petit minou là, c'est toute nos richesses : Nos perles, nos bijoux, nos reines, nos duchesses ! Un symbole cambré dans le triste crachin. Car qui, tant monte au front, dans son girond vainqueur, Que, dans ses coussinets, peut réchauffer nos cœurs ? Vraiment, gâter les chats, c'est aimer son prochain.