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Sabot

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  "Sur le i, sur le u, disparaît leur chapeau On a ôté crûment, abîmé sans scrupules Le coûteux couvre-chef de mes amis les mots. Ce larcin traître et vil les tourne en ridicule." L'on sabote un pays en modifiant sa langue Non pas que simplifiée soit-elle devenue : La syntaxe demeure et rien n'est plus exsangue Que d'accepter les maux par moins de contenu L'amuïssement marqué par notre circonflexe Le diacritique ôté de ce français cortex Et plus de distinguo entre les homophones... Aucun slam n'a produit l'académie française Observe mieux les points plutôt que ces foutaises - Un dessein supérieur échappe à ton axiome http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf   * *  * Les trois points disposés en triangle équilatéral, dont un sommet est dirigé vers le haut, sont souvent employés pour abréger les mots « Franc-Maçonnerie » ou « Francs-Maçons », ce qui a valu aux Maçons d...

Mlecca

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Ascendance d'hier que nous voyons s'épandre Nos chimères déçues dans le mal imposé De transcendance vaine ont nos peurs associées L'orient de nos cœurs à ce qu'il faut méprendre Ce climat pour autant éploré et piteux À nos univers mixtes est un rapprochement Illogique réflexe à chaque fossoiement D'un amour supérieur à ces pieds vaniteux. Aveuglant, l'insolence au vernit salvateur Tant d'efforts oppressés dans l'illusion d'humeur : Une vague impuissante à contrer la souciance Ma grande amie revient dans ce mal du pays, Explose, détonante, dans l'inconnu parvis D'une stèle sculptée depuis notre naissance

Perspectives

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"Un horizon distant, au lointain fourmillant, N’aura pas ton amour, ainsi qu’a dit Saint Luc" Mon ami, nos chansons n'en deviennent caduques Mais la proximité est un cri suppliant De nos âmes d'enfant à explorer la lune ! La poussière du temps dit parfois le contraire Rester proche des siens est un faible repère Qu'il nous faut, un moment, distancer sans rancunes. Voyez-vous donc, aussi, l'union dans la chimère ? La présence et l'absence en la même tanière ? Le confort est écran aux reflets éhontés Qu'on se le dise : au loin, même une ombre nous manque La distance rapproche un peu plus qu'une planque Et nous vivons selon quel qu’autre volonté
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Il est venu, ce temps, ou le dernier prestige T'a porté loin de nous et de nos bavardages J'entends que tout frémit comme un cœur qu'on afflige : La lune est triste et belle ainsi qu'un coquillage Quelque part au matin, je voudrai m'évader Vers Saint-Florent-le-vieil, et descendre la Loire L'histoire lumineuse à tout, ici, gravé Peut-être je pourrai, en elle, te revoir La voie de Mille-pieds encore, un peu, se marre De notre ombre riant tout au long du chemin Loin de l'agitation, ce souvenir m'égare Loin d'aujourd'hui, rêve à te recroiser demain Ton absence à présent est un fait qui désarme Et la lueur provient, intérieurement Du courage d'antan, largement teint de charme : Tout l'honneur est pour nous d'avoir eu ce moment. Qui verra dans ces lignes un hommage éternel À la douce sagesse, et à l'élévation ? À ton âme apaisée, la mort n'est pas cruelle c'est une poésie que de toi, nous savons. Mon univers orbite à prés...

abyssin

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Il est un chat pour qui j’affectionne présence Délicieuse, exotique, et si majestueuse Suave autant que noble, et faîte de patience Assouplissant mes traits de lignes fastueuse De ce félin aussi j'affectionne l'absence Et ce manque qui manque est bien entretenu (Alternativement sollicités, les sens Exhortent les éclats en nous mettant à nu.) Parcourir un pays, c'est visiter ses formes Découvrir le versant de ces communes normes Et parfois quand l'hiver, (notre seule saison) Lasse, la fait s'étendre ainsi qu'un abyssin Dormir paisiblement dans le creux de ses seins Comme on rentre, accompli au sein de sa maison

échos

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Cette brise angevine, et ces longues soirées L'apéro des copains, toujours bien arrosé Les marches solitaires et le temps en famille De tant de ces échos mes neurones fourmillent ! La dernière ballade, un peu, s'est étendue Hier s'est achevée, charmante bien qu'ardue, De questions et de peines à mes fiers appétits (Le trésor est trouvé mais il est trop petit) Du fond de ce terroir enneigé, l'attention Se rappelant ces goûts, débute une chanson ; Bastet, qui les adore, accentue sa cambrure - Continue le labeur sans déplorer distance C'est une ancienne idée qui fait de quelques stances L'empire familier des ténèbres futures

Printemps

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C'est un peu à l'envers que nous pensons ailleurs Le fixe quotidien s'apparente à la peur Il nous faut évoquer, plus souvent, les amis Le temps file entre nous, la pensée nous unis Comme Corneille ainsi convergence me ceint La solitude enseigne et le temps, assassin, Seul, nous saigne en silence à l'approche du lit Car nous vivons tant mieux ainsi qu'un parhélie ! Ces éparses pensées, à la fin s'accumulent Ne sont pas cimentées, et pourtant ne s'envolent J'aime à envisager une fin bénévole : Ma vie est un sonnet dans le creux d'une armure Ne traitez mes retards ainsi qu'une indolence ; nous nous parlons parfois, mais toujours en silence.