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Janvier

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A ma panthère je dédie Toute éclatante pureté Je l'appréhende et je renie Tout reste en mon humanité En sa sauvage compagnie Je découvre un double univers : La chasse - la chaire, l'envie Deviens-je fou ? suis-je pervers ? Contre elle, contact est un tiers De liberté, et les deux autres Viendront à nous tel un apôtre   Cambrure ! En haut va la panthère Et nous chassons l'élévation Rencontrons-nous et quittons terre !

retards

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L'attrait qui se défends le long de nos ardeurs Comme un chaton chétif en nos activités Illustre  imprudemment l'usage de nos heures Ce ténébreux allant qu'il voudrait nous cacher ces heures, dénoncées à la fin de nos temps Ces écrits prononcés tout au bout de nos leurres Suffoqués, de chaleur, et des froids, dissident, N'ont pris tout notre temps - mais toute profondeur ! À occuper nos sens nous fûmes occupés Rédiger sans raison, comme aimer sans folie Déjà tarit courroux qui me rends si joli Si promenade existe en verticalité Ne traitez mes retards ainsi qu'une indolence Je demeure fidèle à chiner les latences

À-coeur

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J'avais à cœur l'envie, noble et axiologique, Quoi qu'on ne puise point étaler ces propos - De confier à l'ami, je me drogue aux logiques Paramètres, variables, investissent ma peau Misère ! L'addiction est tenace et je lutte En browsant mille fous pour ne pas injecter Oracle sur oracle - SQL en volute Les clauses en ma requête, amplement mandatées Dans ma commande explorent un univers caché ! Et pourtant, la question du pourquoi me tourmente La syntaxe, ou la simple expression véhémente ? Le passant, comme moi, erre en spéculations J'ai dit que bien des logs offraient un commentaire : Face à un assaillant, l'on est sage ou pervers.

tendre échappée

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De toutes mes passions - et écrire en est une Tant le timbre et le son qu'un script en php Je trouve mon inspir et comble mes lacunes Dans la dense crinière et la tendre échappée Bien que jouissance existe en la sonorité La courbe du sonnet n'est abrupte qu'un peu Ou bien, sous ma main gauche, encore inexploitée J'observe en cet instant maints appétits pulpeux La frénésie se fond en d'étranges nuances Ne se soustraie d'ardeur ni de nos ponctuances Quand je regarde, ému, quelques compositions : Risette chez l'ami, l'armes chez l'amblyope Réponses d'une vie, griffure, union  : Calliope ! Nos ailes se déploient dans leur conciliation

l'étain scelle

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Nous sommes un même métal, vil Car l'étain scelle, autant qu'il pleure Voulant souder au feu, les 'ils' Antioxydant du bonheur - Notre pyrotechnie émane D'un endroit exempt de frontières Désavouons les cryptomanes Et réfutons les muselières Si, dans un futur onirique Le temps joint deux bras chimériques Ce sont les nôtres en cet instant - L'occident pleure un cœur lointain Et l'Orient, son vif éteint - Les maux nous lient, j'en suis content

petite sécante

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Il me tardait d'écrire un argot familier Une note sécante a toute brusquerie Entretien liquoreux qui de tout se guérit Évidant les  tracas ainsi qu'un sablier Il nous faudrait relire en oubliant l'été Quand axiomatiser n'est pour nos âmes jointes Assagir nos deux corps brûlés en nos étreintes Je ne narre le jour si je peux l'exploiter Le chant succèdera à cette frénésie Si nous pouvons survivre à notre fantaisie Nous pourrons bien conter, en rimes, aux vieux copains 'Nous n'avons qu'un sonnet, mais nous nous sommes aimés Il manque un peu de corps, mais il est animé Et le plus beau n'est pas sur notre calepin.'
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Ils diront que mon teint, vermeil auparavant, Se perd comme une fleur qui se fanit au vent:… (Pierre de Ronsard; « Amours de Marie. »)   Nos cœurs trop sont remplis et ne peuvent s'étendre Le temps fugace fuit et ne s'arrête pas Les années font de notre fraîcheur, un repas Nous ne savons pourquoi vouloir sans entreprendre Félicité s'enfuit avant notre vaillance La fin, sans le sentir, consomme nos ébats Profonds et sans secours pour baiser le trépas Et la mort à nos yeux effroyable, s'élance La mémoire de nous comme un livre s'achève Il faut vivre, et de vivre ne faisons que grève Omettant d'aboutir nos propres déviations L’abdication fanit le plus solide espoir Il n'est pas ordonné que nous mourrions sans voir Chaque étreinte avortée en nos distanciations