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e-vers

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Neufs hivers au pays, militaire sévice Tant ma tête est baissée pour esquiver le vent Que je ne ressens plus que le froid et ses vices En bas est l'avenir - je n'observe, en avant. Seul un vent printanier pourrait évoquer Dieu La foi, les vœux, le temps se trouvent congelés Le cycle des saisons est miséricordieux Pourvu qu'en avance, un mois nous soit alloué Dans la neige, nos traces ont bientôt disparues Et nous apercevons poindre au bout de la rue Un bourgeon que le blanc avait fait oublier Mon ami, vois l'extase en cette aliénation Je connais les secrets de La Résurrection - Il faut vivre fléchi pour mieux se déployer

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Je chante ici l'éclat qu'elle à su provoquer Sans rien omettre de son calme et sa splendeur Ni sa forme parfaite et son affable cœur Ni son rêve audacieux, n'oublierait de louer Pas plus que sa patience à mes noires journées Ni plus que sa constance à ignorer l'ennui Je sais l'âme dorée qui partage mes nuits - Et remercie les cieux de tant les animer ! S'il est presqu'attesté, Féline, que nos pas Dans la passion, se perdent, ainsi que nos tracas Je suis déjà perdu dans ta céleste humeur Utile, une journée, à se rappeler que Chaqu'autre est destinée au chemin vertiqueux Qui à courbé ma trempe et su scellé mon cœur

corsaire

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Même si plus souvent, je rentrerai, bien sur Approcher mon godet de celui d'un ami Que ferai-je, étranger, de ces opinions sur Les points de mosaïque, et les dichotomies ? Même si, souvent, je ferai de ce destin Conte international aux tons gastronomiques Que faire des francs 'c'est', lorsque ces intestins Déjà, si mal digèrent une amuse cynique ? En vrille, c'est certain, tout cela partirait Mais comme un aimant, de l'acier froid je m'approche Mon arrivée lointaine, Ô cataclysme proche Se voudrait réunir quelque vrais coup de cœur Et l'hackable échiquier d'une morale hybride Je reviendrai pirate en étant apatride

aie(ku)

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Arctique alizée - Ma rêverie tropicale que le froid emporte

seulement

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C'est très passionnément que la passion s'enfante J'ai en mémoire un fleuve à l'inspirant contours Débutant en Ardèche et achevant son cours En mon pourpre estuaire et ma scène bruyante ! Vois, peut-être mon sang fût dedans, inondé D’où me viendrait sinon, que souvent je m'assèche ? Je déborde parfois, envahit l'à-côté J'attise les grands fonds et j'éteins les flammèches Toi que j'aime en aimant la passion que nous sommes Comment tiendrait dans mon lit, de nous deux la somme Sans que nous submergions quelques roses alentours ? Car si je ne t'aimais, ferai-je autant de bruit ? Ce lit nous suffirait pour le jour et la nuit Il ne faudrait t'aimer - seulement les contours

consonances

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Je ne peux reprocher que constance aux poètes L’œil aiguisé, toujours, aux lignes équitables Ils savent, chaque jours, apposer l'épithète Qui pèse la saison pourtant insaisissable Ils chantent ainsi qu'ils parlent, et le vent danse autours Qui fait danser les gens résonnant de liesse Un magnétisme calme, aussi fier qu'une tours Qui cause rêverie, et puis la gentillesse Mais comment d'un bonheur appliquer consonance ? Je m'éloigne en échos, élude les reflets Qui insufflaient d'antan en accord, nos sifflets De le voir, je ne veux, par mes mots, l'amincir Trop billant cet éclat, sa rime est un silence ! Je m'applique au courroux et à la pestilence

estuair

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Je comprends chaque fleuve ainsi qu'une bataille Offrant à chaque bord un pouls effervescent Un rythme envahisseur et ponctué de détails Une force liquide au teint opalescent Je connais cette Loire et ne la connais pas La Meilleraie s'afflige, une crue d'océan Boulverse un paysage et abolit les pas Que nous avions laissé sur le sable ondoyant Mais la crue cénévole et les alpes lointaines Rugissent bien, pourtant, je ne les saisis pas L'abbatiale de Saint-Florent est mon compas Ni même la trop mixte crue que joint ses trois Extrémités, autant qu'un reflet, ne m'émeut Dans le Pagus des Mauges, homogène et brumeux