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aie(ku)

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Arctique alizée - Ma rêverie tropicale que le froid emporte

seulement

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C'est très passionnément que la passion s'enfante J'ai en mémoire un fleuve à l'inspirant contours Débutant en Ardèche et achevant son cours En mon pourpre estuaire et ma scène bruyante ! Vois, peut-être mon sang fût dedans, inondé D’où me viendrait sinon, que souvent je m'assèche ? Je déborde parfois, envahit l'à-côté J'attise les grands fonds et j'éteins les flammèches Toi que j'aime en aimant la passion que nous sommes Comment tiendrait dans mon lit, de nous deux la somme Sans que nous submergions quelques roses alentours ? Car si je ne t'aimais, ferai-je autant de bruit ? Ce lit nous suffirait pour le jour et la nuit Il ne faudrait t'aimer - seulement les contours

consonances

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Je ne peux reprocher que constance aux poètes L’œil aiguisé, toujours, aux lignes équitables Ils savent, chaque jours, apposer l'épithète Qui pèse la saison pourtant insaisissable Ils chantent ainsi qu'ils parlent, et le vent danse autours Qui fait danser les gens résonnant de liesse Un magnétisme calme, aussi fier qu'une tours Qui cause rêverie, et puis la gentillesse Mais comment d'un bonheur appliquer consonance ? Je m'éloigne en échos, élude les reflets Qui insufflaient d'antan en accord, nos sifflets De le voir, je ne veux, par mes mots, l'amincir Trop billant cet éclat, sa rime est un silence ! Je m'applique au courroux et à la pestilence

estuair

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Je comprends chaque fleuve ainsi qu'une bataille Offrant à chaque bord un pouls effervescent Un rythme envahisseur et ponctué de détails Une force liquide au teint opalescent Je connais cette Loire et ne la connais pas La Meilleraie s'afflige, une crue d'océan Boulverse un paysage et abolit les pas Que nous avions laissé sur le sable ondoyant Mais la crue cénévole et les alpes lointaines Rugissent bien, pourtant, je ne les saisis pas L'abbatiale de Saint-Florent est mon compas Ni même la trop mixte crue que joint ses trois Extrémités, autant qu'un reflet, ne m'émeut Dans le Pagus des Mauges, homogène et brumeux

culinair

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À mes extrémités, larges concupiscences, Mon penchant s'affermit tant pour ses voluptés Calme mon cœur et tends ma phtisique existence - Ainsi, je me consacre aux plats ensorcelés J’emplis mon âme de ces oranais parfums Juxtapose, enivré, à nos philtres mystiques, Un arôme subtil de France sur son sein L’ivresse est absolue – ma naïade d’Afrique ! Le sucré se révèle en cueillant l’héroïne Délicate des lointains rivages sablés Qu'une acadienne glace a doucement gelé... Culinaire harmonie qu'appose ma féline Nos ténèbres salines aimantent une langueur Acrimonieuse et fascinante de saveurs

taotique

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Un souvenir marin, aux nuances pratiques Fît apprécier aux hommes une beauté morale De laquelle surgit une ombre fatidique - Quand le bien apparut, alors naquit le mal L'aisé et l'ardu se créent mutuellement Long et court, réciproquement se donnent forme Le ton de nos discours s'accorde inconsciemment L'avant vient de l'après, et par lui se dénomme Haut et bas montrent ensemble une inégalité De là vient que le saint n'agit qu'en non-agir Fait ses instructions, en silence, consister Au mouvement des uns ne traîne à réagir Il les produit et ne se les approprie pas Les perfectionne sans jamais compter le dire Et réponds à l'opprobre en y étant conjoint Ne pense à ses mérites à l'heure du trépas À l'heure de sa mort, ne s'y attache pas Et c'est pourquoi, en fait, ils ne le quittent point

l'ami

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Au meilleur de mes jours, j'aurai eu trois amis Qu'un contours vaporeux empêche de compter Un triptyque en valeur, plus riche que permis Dont l'éclat, chaque oubli, n'a bien su qu'affronter Ceux dont l'amble flexible ont bien pu s'accorder Aux égards indomptés des fortes bigarrures Nous, qu'un reclus sommet avons escaladé Partageons en fierté la féline nature ! Il n'en est aucun autre, aussi savant chimiste Redouté, je l'ai vu, de Satan trismégiste c'est ainsi que tes anges utilisent mes mots De mérite, je n'ai que cette humble réponse Ma féline est ce don qui jamais ne renonce, Comme, l'un envers l'un, n'abdiquent des jumeaux