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Je prendrai ma retraite en layons amoureux Qui visitent ton âme aux confins de ton corps Qui vagabondent en toi - et y retournent encore Sans jamais se lasser, Ô circuit savoureux ! Je serai tendre, assez, mais surtout vigoureux Car les explorateurs font appel au courage Pour oser creux, et monts, il faut tendresse et rage Pour ton ultime fond, je serai langoureux Comment se prémunir d'un délicieux danger Quand être l'attaquant n'est être un étranger Et qu'un plaisir abrège, à la fin, nos souffrances ? Je me délecte un peu de l'attente, et j’enfreins Prestement, ce portail dont je porte carence Pour entamer, profond, cet ultime refrain

Ashvins

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Pour ne pas attiser trop d'émois chez les hommes Se sont dissimulées les forces naturelles Fardées de nos égos ainsi qu'une aquarelle Les faibles sont les forts -  et l'entente est querelle La nature n'alloue qu'aux humbles, ses mystères Le Deva lumineux n'émerge aux officiants Agni caché de feu s'habille en scintillant Il nous échappe tant que nous restons sur terre Et tant sont attirés - puissances numineuses ! De ce premier appel - étendue vénéneuse Égarant les troupeaux comme une arme divine La frontière des mondes est notre cessité Nous n'aurions des romans en voyant les Ashvins C'est à ne point quérir que nous sommes dotés

comète

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L'aède chante toujours les fils d'or de sa comète. Pline nous rappelle que les Grecs appellent "comète" et les Romains "étoiles chevelues" celles qui sont hérissées d'une touffe de poils couleur de sang, se dressant à leur sommet comme une chevelure. Leur différent noms réfèrent ainsi aux variations de leur crinière - dans le meilleur des cas.  *** Je n'aime Celichius a propos des comètes Lui qui voit dans la tresse une fumée de maux Trop emprunt d'Aristote, et trop peu des émaux Enflammant les Hippias ainsi qu'une allumette ! Ce qui est caché sous la coiffe est un mystère Les Acontias sont belles et les hommes en ont peur Nous les verrions, plus haut - mais nous sommes sur terre Et car je m'en souviens, aussi Sénèque à tort Mais je ne l'ai plus vu pendant un temps certain L'orbe abrite un retour et même aussi lointain L'espoir est son itérative incandescence ! Mouvement, fixité, ensemble à la raison Échappent ainsi ...

marElle

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Pas que nous soyons 'un' dès la case première Ni qu'à deux nous n'avons plus besoin de marcher Pas plus qu'à trois l'ensemble est déjà déclenché Ce chemin répétons ainsi qu'une prière ! Non plus qu'à quatre et cinq, l'horizon se déploie Le six est en hauteur, symétrique et à l'ombre De ces deux, triomphants, magistraux marquis sombres Sept et Huit, qui distants le libre azur octroient ! Je n'ai connu personne au statique destin Ce principe enquérant tant le jeu que l'instinct - Qui nous fait remonter chaque fois vers le ciel ? Mais l’en-haut seul, appelle et la craie s'atténue Et j'aime à risquer sans les cases, la marelle En marchant seul le zénith d'un souvenir nu

c'est d'elle que

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Ai-je connu, déjà, la muse que tu chantes ? À présent que ces mots vont leur causale route Qu'au fier temps de nos liens, nous trinquons l'ondoyante Émise, puis recluse au nom d'une déroute Vient une émotion trouble en ma féline paix Aigue comme un échange et grave ainsi que ce Qui ne fût achevé sans l'attendu respect Cardiaque ambivalence aux souvenirs chanceux ! La trahison n'est pas sensation véridique Panachage d'amour et visions idylliques La trace de l'amuse est restée ma prière Car c'est d'elle que j'ai retrouvé mon inspir Si puissant qu'un écran n'est plus une frontière Fidèle, ému, et chaud tel un constant soupir

émanant de sa grâce

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Quand spontanément sonne une rime nocturne C'est de multiples notes émanant de sa grâce - S'en nourrit, je confesse, poli quoique vorace Donnant ce qu'elle a prit, princesse taciturne ! Tant son âme, identique aux veilles étoilées Qui sauvent le soleil en attaquant la nuit Que son cœur exclusif dont constance conduit Les plus nobles nuances à mieux se dévoiler Tant son trait nourricier d’obsessions sulfureuses Que ce teint qui engendre ivresse douloureuse Louerai-je assidument en cette incarnation Est-ce un don de hasard, ou de fatalité ? Son éclat envahit mon imagination Des abysses abstrus jusqu'aux extrémités

Le virtuel n'existe pas

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Le virtuel n'existe pas Les courants empruntent des canaux subtiles Ses sillons s’engouffrent dans  nos vides Nous les voyons pas C'est pourtant en suivant leurs invisibles routes Que la tête en pagaille et le cœur en déroute Se dévoilent à nos yeux ce tracé supérieur Nous n'allions pas ici, et pourtant nous y sommes Je reconnais ce lieu - c'est des pertes, la somme Transfigurée au nom d'un hasardeux rieur Est-ce à ne pas le voir que nous y trouvons tout ? Le paradis perdu La sensation du feu Les songes de l'enfance La Baïne nous poussant à notre extrémité Et si près d'elle Le virtuel à ceci de commun avec l'espoir Qu'ils sont des mots issus de notre cessité