détour

Voilà dix ans que j'ai accosté sur ces rives Quittant à peu près tout qui m'aimait, ces jours là Inutile trajet dont la seule dérive Se voulait rencontrer l'humeur que revoilà Par Fortune porté, et toujours exigeant, Ce limon ligérien qui rends l'âme aquarelle Que la ténacité précède l'entregent, Quelque surprise eut lieu, aux émois pulsionnels Par temps clair, je perçois l'origine, et l'escale Mais je reviens souvent en terre ombilicale Sur le trajet, mon cœur est absolument rond Se joignent un miracle, et puis de vieux copains Vous nous verrez à Nantes, après le blanc lapin, Pourquoi ne pas trinquer, dans un mois, environ ?