vermeil inconnu

C'est au coucher que j’œuvre à songer au mélange Inopiné, soudain, qui tel un animal Nous surprendra, certain - du bout de nos phalanges Dans un grand contenant aux parois abyssales Sera-t-il au matin, quand nue, l'âme s'éveille Ainsi qu'une tétine aux lèvres affamées ? Sera-t-il pétillant, carmin ou bien vermeil Échauffant, rafraichit, subit, ou réclamé ? Il est question d'amour quand nous levons le verre Et toute les noblesses ont besoin d'un combat - Brandissons la liqueur ainsi qu'un revolver ! Moins timide et frileux qu'au temps du célibat, Sans faillir, approchons de notre estomac nu Et de nos cœurs, confiants, le breuvage inconnu