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Je comprends chaque fleuve ainsi qu'une bataille Offrant à chaque bord un pouls effervescent Un rythme envahisseur et ponctué de détails Une force liquide au teint opalescent Je connais cette Loire et ne la connais pas La Meilleraie s'afflige, une crue d'océan Boulverse un paysage et abolit les pas Que nous avions laissé sur le sable ondoyant Mais la crue cénévole et les alpes lointaines Rugissent bien, pourtant, je ne les saisis pas L'abbatiale de Saint-Florent est mon compas Ni même la trop mixte crue que joint ses trois Extrémités, autant qu'un reflet, ne m'émeut Dans le Pagus des Mauges, homogène et brumeux